i.p.
Georges Penning 27.9.1937 - 8.9.2002 Au-revoir, Georges! J'avais un ami, et je l ' ignorais. Lorsque je l'appris, il était parti... Mais, dis-moi, qu'est-ce qui t'a pris, Georges, de filer, pour ainsi dire, à l'anglaise, de laisser derrière toi tes bons copains Jean-Michel, Jacques, Paul, Frenz et les autres Crocheteurs de feu ou verts copeaux, Plus ou moins fédérés Pas vraiment rationnés Pondeurs et répondeurs d'écrits La plupart du temps vains Plus ou moins luxés Avec plus ou moins d'âme fréquemment bourgeois... sauf de coeur... Sans me compter, moi, Ton ami, qui ne le savait pas Ou moi, qui ne le savais pas, troisième ou deuxième personne ? Qu'en dites-vous ? cher Professeur, Cher compagnon de banc, de galère, le premier... libéré. Mais tu as beau avoir remplacé l ' ergastule de la plume Par la liberté de la mer des idées. Tu as oublié de couper la chaîne, qui traînait sous le banc Et qui nous attachait, deux Amis, qui ne le savaient pas. Alors, fatalement, où va l'un va l'autre, Quod non erat demonstrandum, En fonction du nombre des maillons (*) Ou longueur de corde du temps... Georges premier de cordée! Non, tu rigoles? Décidément, il y là Frison sous Roche. Alors, Alouette, Aloès, Averroès, avant que mes strophes Tournent à la catastrophe, j 'arrête mon char. A
un de ces jours, mon ami!
Luxembourg,
12.9.2002
(*)
heures ou décades ?
[poème par Giulio-Enrico Pisani que vous pourrez voir ici dans la typographie de l'auteur; cette page-ci ne sera affichée correctement que si vous disposez sur votre ordinateur de la fonte «BernhardFashion BT»] <<<
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