Disparition

Georges Penning, un noble ami

Un homme au grand cœur vient de nous quitter. Il était à la fois un enseignant respecté et aimé, un journaliste et un écrivain de grand talent, un amoureux de la littérature et de la philosophie et un humaniste engagé.

Né en 1937, Georges Penning fit des études d’économie à Lausanne, enseigna de 1967 à 1975 à Sion. De retour à Luxembourg, il donna des cours d’économie au Lycée Technique Michel Lucius jusqu’à sa retraite. Pour ses amis et connaissances il était surtout le chroniqueur et l’écrivain qui publiait, sous différents pseudonymes, dont les plus connus étaient Léopoldine et Nathalie, ses carnets au « Lëtzebuerger Land », au « Gréngespoun », au « Lëtzebuerger Journal » et au « Neie Feierkrop ». Il était aussi collaborateur des « Cahiers Luxembourgeois » et participait en tant que critique littéraire à l’émission « Frequenzen » présentée par Michel Raus sur RTL. Ses textes se distinguaient par leur style élégant et dépouillé, dans la tradition des grands écrivains français. Il avait été membre des jurys littéraires du Prix Tony Bourg et du Concours « Libertés » organisé en 2000 par l’association « Liberté de Conscience » dont il avait été l’un des membres fondateurs. Son opposition à l’exploitation, aux discriminations et aux obscurantismes de toutes sortes firent de lui un partisan résolu de la justice sociale, de la laïcité et des Droits de l’Homme.

Par son charme, sa sérénité, sa discrétion et sa vaste culture il avait enchanté ses nombreux amis. Il y a quelques mois, pressentant probablement sa disparition prochaine, il avait envoyé à un ami cette réflexion de Marcel Proust : « Peut-être est-ce le néant qui est le vrai et tout notre rêve est-il inexistant. »

Ronald Pierre

[den 22. September am "Quotidien Dimanche" erschéngen ënnert dem Titel "Georges Penning, un noble ami"]


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