J'avais un ami, et je l ' ignorais.
Lorsque je l'appris, il était parti...
Mais, dis-moi, qu'est-ce qui t'a pris,
Georges, de filer, pour ainsi dire, à l'anglaise,
de laisser derrière toi tes bons copains
Jean-Michel, Jacques, Paul, Frenz et les autres
Crocheteurs de feu ou verts copeaux,
Plus ou moins fédérés
Pas vraiment rationnés
Pondeurs et répondeurs d'écrits
La plupart du temps vains
Plus ou moins luxés
Avec plus ou moins d'âme
fréquemment bourgeois... sauf de coeur...
Sans me compter, moi, Ton ami, qui ne le savait pas
Ou moi, qui ne le savais pas, troisième ou deuxième personne ?
Qu'en dites-vous ? cher Professeur,
Cher compagnon de banc, de galère, le premier... libéré.
Mais tu as beau avoir remplacé l ' ergastule de la plume
Par la liberté de la mer des idées.
Tu as oublié de couper la chaîne, qui traînait sous le banc
Et qui nous attachait, deux Amis, qui ne le savaient pas.
Alors, fatalement, où va l'un va l'autre,
Quod non erat demonstrandum,
En fonction du nombre des maillons (*)
Ou longueur de corde du temps... Georges premier de cordée!
Non, tu rigoles? Décidément, il y là Frison sous Roche.
Alors, Alouette, Aloès, Averroès, avant que mes strophes
Tournent à la catastrophe, j 'arrête mon char.
A
un de ces jours, mon ami!
[poème par Giulio-Enrico Pisani que vous pourrez voir ici dans la typographie de l'auteur; cette page-ci ne sera affichée correctement que si vous disposez sur votre ordinateur de la fonte «BernhardFashion BT»]